En complément des 5 autres appareils anatomiques définissant l’anatomie du corps de l’homme et de la femme, le pôle de ressources anatomiques d’AKIVI consacre cette documentation à la présentation des différentes glandes de l’anatomie du système endocrinien.
Copyright AKIVI
Cette documentation anatomique a été rédigée par les rédacteurs de l’application AKIVI. Elle a été par la suite validée puis complétée par le Docteur Florian Bernard – neurochirurgien et maître de conférences en anatomie à Angers. L’intégralité de ce document a été certifié par les professeurs d’anatomie français partenaires d’AKIVI.
Documentation actualisée le 24 février 2025
L’étymologie du mot « endocrine » remonte au grec ancien où « endon » signifie « à l’intérieur » et « krinein » signifie « séparer » ou « sécréter ». Le mot « endocrine » a été introduit pour désigner les glandes qui sécrètent des hormones directement dans le sang contrairement aux glandes exocrines qui sécrètent via des canaux. Son emploi dans la littérature médicale date du début du XXe siècle. Spécifiquement en 1922 pour décrire des perturbations ou lésions des glandes endocrines !
L’endocrinologie est la branche de la médecine qui étudie les glandes endocrines et les hormones qu’elles sécrètent. Mais aussi leurs fonctions et leurs dysfonctionnements. L’endocrinologie est littéralement l’étude des sécrétions internes. Cette discipline médicale s’est développée au début du XXe siècle grâce à une meilleure compréhension des hormones et de leurs rôles physiologiques. Les endocrinologues diagnostiquent et traitent des conditions telles que le diabète, les troubles thyroïdiens ainsi que d’autres déséquilibres hormonaux. Comme mentionné précédemment, l’adjectif « endocrinien » est utilisé pour décrire des phénomènes ou des structures liés aux glandes endocrines. L’endocrinologie s’appuie sur cette base pour explorer les mécanismes et les implications cliniques de ces systèmes hormonaux.
Le système endocrinien humain est un réseau de glandes et de cellules dispersées à travers divers organes et tissus qui sécrètent des hormones régulant de nombreuses fonctions physiologiques. Ce système comprend des glandes classiques telles que la thyroïde, les glandes surrénales et les îlots de Langerhans du pancréas ainsi que des cellules endocrines dispersées le long du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et pancréatiques, et des voies aériennes. Ces cellules dispersés dans des organes (qui ne sont pas des glandes) sont connues sous le nom de cellules entérochromaffines. Elles sécrètent des hormones, notamment la gastrine, la sécrétine, la cholécystokinine (CCK), la sérotonine, l’entéroglucagon, la substance P et le VIP (vasoactive intestinal peptide).
Légende du schéma complétant la coupe anatomique sur l’hypothalamus et le thalamus : 1. Partie antérieure du méontalis (coupée) – 2. Partie frontale de l’opercule – 3. Radiation du corps calleux – 4. Fibres de la capsule interne à leur jonction avec la couronne rayonnante – 5. Faisceau longitudinal supérieur – 6. Sillon central (de Rolando) – 7. Gyrus temporal supérieur (coupé) – 8. Corne postérieure du ventricule latéral – 9. Fissure collatérale – 10. Gyrus fusiforme – 11. Gyrus rectus – 12. Lame rostrale du corps calleux – 13. Lamina terminalis – 14. Septum pellucidum – 15. Foramen interventriculaire – 16. Hypothalamus – 17. Thalamus – 18. Corps du fornix gauche (face inférieure) – 19. Pont – 20. Pédoncule cérébral (coupé).
Complétez ce schéma avec une autre coupe anatomique de l’hypothalamus disponible dans le chapitre dédié (voir « Plan d’étude général du système endocrinien« ).
Voici les glandes qui constituent le système endocrinien chez l’homme et la femme !
L’hypothalamus est une petite structure située à la base du cerveau. Elle régule de nombreuses fonctions corporelles telles que la température corporelle, la soif, la faim, le sommeil et les émotions. L’hypothalamus sécrète des hormones de libération et d’inhibition qui contrôlent la sécrétion d’hormones par l’hypophyse. Les principales hormones hypothalamiques incluent la corticolibérine (CRH), la thyréolibérine (TRH), la gonadolibérine (GnRH), et la somatostatine.
Souvent qualifiée de « glande maîtresse », l’hypophyse se situe sous l’hypothalamus. Elle est divisée en deux lobes : antérieur (antéhypophyse) et postérieur (posthypophyse). L’antéhypophyse sécrète plusieurs hormones clés, notamment l’hormone de croissance (GH) qui stimule la croissance corporelle et le métabolisme. La prolactine (PRL) qui induit la lactation chez les femmes. L’hormone folliculo-stimulante (FSH) et l’hormone lutéinisante (LH) régulent les fonctions reproductrices. L’hormone corticotrope (ACTH) stimule la production de glucocorticoïdes par les glandes surrénales. La thyrotropine (TSH) stimule quant à elle la production d’hormones thyroïdiennes.
La posthypophyse libère deux hormones principales. L’ocytocine qui joue un rôle dans l’accouchement et l’allaitement. Et l’hormone antidiurétique (ADH) qui régule, elle, l’équilibre hydrique en augmentant la réabsorption de l’eau dans les reins.
La thyroïde est située à la base du cou. Elle sécrète principalement les hormones thyroïdiennes triiodothyronine (T3) et thyroxine (T4), qui régulent le métabolisme basal, la croissance et le développement. Cette glande endocrinienne produit également la calcitonine qui participe à la régulation du taux de calcium sanguin.
Les quatre petites glandes parathyroïdes situées derrière la thyroïde sécrètent l’hormone parathyroïdienne (PTH). Celle-ci est essentielle à la régulation des niveaux de calcium et de phosphate dans le sang et les os.
Les glandes surrénales, situées au-dessus des reins, se composent de deux parties distinctes : le cortex surrénalien et la médulla surrénale. Le cortex surrénalien sécrète des glucocorticoïdes (cortisol – métabolisme des glucides et la réponse au stress), des minéralocorticoïdes (aldostérone – l’équilibre sodium-potassium et la pression artérielle) et des androgènes (qui contribuent au développement des caractères sexuels secondaires). La médulla surrénale sécrète quant à elle des catécholamines (adrénaline et noradrénaline) qui préparent le corps à la réponse « combat ou fuite ».
Le pancréas a des fonctions endocrines et exocrines. Les îlots de Langerhans, la partie endocrine du pancréas, sécrètent : l’insuline (qui abaisse le taux de glucose sanguin en facilitant l’absorption du glucose par les cellules), le glucagon (qui augmente le taux de glucose sanguin en stimulant la libération de glucose par le foie) et la somatostatine (qui inhibe la sécrétion de nombreuses autres hormones).
Les gonades produisent des hormones sexuelles pour la reproduction et le développement des caractères sexuels secondaires. Les testicules (chez les hommes) produisent la testostérone essentielle à la spermatogenèse et au développement des caractéristiques sexuelles masculines. Les ovaires (chez les femmes) produisent les œstrogènes et la progestérone qui régulent le cycle menstruel, la grossesse et le développement des caractéristiques sexuelles féminines.
Située dans le cerveau, la glande pinéale sécrète la mélatonine. Il s’agit d’une hormone qui régule les cycles veille-sommeil.
En plus des glandes endocrines classiques, de nombreuses cellules dispersées le long du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et pancréatiques, et des voies aériennes sécrètent des hormones telles que la gastrine, la sécrétine, la cholécystokinine (CCK), la sérotonine et d’autres peptides et amines. Ces cellules, souvent appelées cellules entérochromaffines, partagent certaines propriétés avec les cellules des glandes endocrines classiques – notamment la présence d’amines fluorogènes et d’aminé-acide-décarboxylases ! Le concept APUD (Amine Precursor Uptake and Decarboxylation) a été proposé pour regrouper ces cellules – bien qu’il ne soit pas totalement superposable au système endocrinien diffus comme précédemment énoncé.
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Pour le dernier volet du triptyque sur l'endocrinologie, Eliott a concocté un quiz ardu
Le véritable premier anatomiste à avoir découvert le système endocrinien est Thomas Addison. Il a découvert la glande surrénale et ses fonctions. Addison est surtout connu pour sa description de l’insuffisance surrénalienne primaire, désormais appelée maladie d’Addison. Ses travaux, réalisés au milieu du XIXe siècle, ont été cruciaux pour la compréhension du rôle des glandes surrénales et de leurs hormones dans le corps humain.
Thomas Addison a publié ses recherches en 1855 dans un ouvrage intitulé « On the Constitutional and Local Effects of Disease of the Suprarenal Capsules ». Dans cet ouvrage, il décrit les symptômes et les causes de la maladie qui porte son nom. Son travail a ouvert la voie à la recherche sur d’autres glandes endocrines et leurs fonctions dans le corps humain jetant ainsi les bases de l’endocrinologie moderne
En 1849, Arnold Adolph Berthold, un physiologiste allemand, a réalisé des expériences pionnières sur des coqs castrés. Il a observé que la réimplantation des testicules dans la cavité corporelle restaurait les comportements masculins normaux et le développement physique. Ses recherches ont démontré que les testicules libèrent une substance chimique (testostérone) dans le sang. Ce qui ouvrit la voie à la compréhension des hormones et de leurs fonctions endocriniennes.
Voici une liste non-exhaustive d’établissements français et étrangers pionniers :
ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) joue un rôle central dans la recherche et l’évaluation des perturbateurs endocriniens. Leur travail inclut l’évaluation des substances chimiques présentes dans les produits de protection des plantes et les biocides. Mais aussi l’élaboration de critères d’identification des perturbateurs endocriniens. ANSES contribue également à la recherche sur les effets des faibles doses de ces substances et sur leurs interactions complexes dans l’organisme humain.
Situé à Paris, l’Institut Cochin est un centre de recherche biomédicale affilié à l’INSERM, au CNRS et à l’Université de Paris. Il est reconnu pour ses recherches avancées sur les maladies endocriniennes – y compris le diabète et les maladies métaboliques. Leurs recherches couvrent divers aspects de l’endocrinologie, de la biologie cellulaire et moléculaire aux essais cliniques.
L’Endocrine Society est la plus grande organisation mondiale dédiée à la recherche sur les hormones et la pratique clinique de l’endocrinologie. Elle publie plusieurs revues scientifiques influentes et organise des conférences internationales. La société soutient également la recherche sur les perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur la santé humaine et environnementale.
La Perelman School of Medicine de l’Université de Pennsylvanie est reconnue pour ses contributions significatives à la recherche endocrinienne. Ce centre médical est dirigé par des experts comme J. Larry Jameson. Ils mènent des recherches pionnières sur les troubles de la glande surrénale et l’utilisation des algorithmes de machine learning pour prédire et traiter les maladies endocriniennes.
Située à Ankara, l’Université de Hacettepe University School of Medicine est un leader dans la recherche sur les maladies endocriniennes notamment le diabète gestationnel et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la prédiction précoce de ces conditions. Les travaux de Bülent O. Yildiz sont particulièrement reconnus pour leurs contributions à l’endocrinologie reproductive et pédiatrique.
Extrait du cours d'anatomie sur le système endocrinien disponible en intégralité sur AKIVI. L'application propose des milliers de contenus textes, photos et vidéos 2D et 3D (cours, QCM, dissections, cas cliniques,...).
Découvrez les 5 autres appareils anatomiques du pôle de ressources AKIVI :
L’anatomie de la tête est constituée du crâne, qui protège le cerveau, et des os du visage. La tête chez l’homme abrite également les organes de perception : les yeux pour la vision, les oreilles pour l’audition, le nez pour l’olfaction, et la bouche pour le goût.
L’anatomie du cou est composé de la colonne vertébrale cervicale qui soutient le crâne, des muscles pour le mouvement et la stabilité, et de structures essentielles comme la trachée, l’œsophage, les artères carotides, les veines jugulaires et les fibres nerveuses.
L’anatomie du tronc humain est structuré autour des cavités thoracique et abdominale, protégées par la cage thoracique et la colonne vertébrale. Il abrite le cœur, les poumons, le foie, l’estomac et les intestins.
L’anatomie des membres supérieurs comprend les régions de l’épaule, du bras, du coude, de l’avant-bras, du poignet et de la main. Les principaux os sont l’humérus, le radius et l’ulna, qui forment la structure osseuse du bras et de l’avant-bras, ainsi que les os du carpe, du métacarpe et des phalanges dans la main.
L’anatomie des membres inférieurs comprend les régions pelviennes, fémorales, du genou, crurales et podales. Les principaux os sont le fémur, le plus long du corps, ainsi que le tibia et la fibula, formant le squelette de la jambe.
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