Étude anatomique du cou humain

 L’étude du cou humain constitue l’un des 6 appareils anatomiques d’AKIVI sur l’anatomie du corps de l’homme et de la femme. Voici une documentation définissant précisément l’anatomie du cou ! A ce titre, AKIVI vous conseille (vivement) de vous reporter au cours de son application pour en apprendre davantage.

Anatomie du cou de l'homme et de la femme par AKIVI
Visualisation des 7 vertèbres constituant le cou

Copyright AKIVI

Cette documentation anatomique a été rédigée par les rédacteurs de l’application AKIVI. Elle a été par la suite validée puis complétée par le Docteur Florian Bernard – neurochirurgien et maître de conférences en anatomie à Angers. L’intégralité de ce document a été certifié par les professeurs d’anatomie français partenaires d’AKIVI.

Documentation publiée le 21 juillet 2024

Documentation actualisée le 10 décembre 2024

Étymologie du mot « cou »

Le mot « cou » provient du latin « collum » qui désigne la partie du corps reliant la tête au thorax. Cette origine latine a donné lieu à diverses variations. En français, le terme a évolué pour devenir « cou ».

Définition médicale du cou chez l’être humain

Le cou est la région du corps reliant la tête au tronc. En haut, il est délimité par un plan qui par le bord inférieur de la mandibule et la base du crâne. En bas, sa limite est déterminée par un plan passant par le bord supérieur des clavicules et la face supérieure du corps de la première vertèbre thoracique (T1). Sa structure inclut la colonne cervicale composée de 7 vertèbres qui assurent le support et la mobilité de la tête. Les muscles du cou permettent la flexion, l’extension, la rotation et l’inclinaison de la tête. Cette région du corps est une zone de de passage pour l’axe aérodigestif, de gros vaisseaux sanguins, plusieurs nerfs importants et la moelle spinale. De plus, le cou renferme des organes spécifiques tels que la glande thyroïde et les glandes parathyroïdes.

Vertèbre cervical vue corps
Visualisation de la région du corps d'une vertèbre cervicale

Les viscères du cou

Le cou abrite une multitude d’organes internes, ou viscères, parmi lesquels on peut citer le pharynx, l’œsophage cervical, le larynx, la trachée, la thyroïde et les parathyroïdes. Prenons le temps de décrire chacun de ces organes cervicaux.

Le pharynx

Le pharynx est un organe appartenant aux voies aérodigestives supérieures, qui se trouve à la fois dans les régions de la tête (par sa partie supérieure) et du cou (par sa partie inférieure). Il prend la forme d’une gouttière attachée à la base du crâne qui s’ouvre vers l’avant pour établir une communication avec les cavités nasales et la cavité orale. Vers le bas, le pharynx est en continuité avec le larynx et l’œsophage, formant ainsi un carrefour entre les voies aériennes et digestives. Il guide l’air inspiré depuis les fosses nasales vers la trachée et les poumons, tandis qu’il permet au bol alimentaire provenant de la cavité buccale de descendre dans l’œsophage.

Introduction

La colonne cervicale est composée de sept vertèbres (C1 à C7). Elle assure à la fois le support et la mobilité de la tête. La première vertèbre cervicale, l’atlas et la deuxième, l’axis, permettent des mouvements spécifiques tels que la rotation de la tête. Les vertèbres cervicales sont conçues pour protéger la moelle épinière tout en permettant une large gamme de mouvements de la tête et du cou.

Anatomie descriptive

Le pharynx présente 3 segments : le nasopharynx, l’oropharynx et l’hypopharynx. Le nasopharynx, aussi appelé cavum ou rhinopharynx, est le segment le plus proximal du pharynx. Il se situe en arrière des cavités nasales, desquelles il est séparé par des ouvertures appelées choanes. De part et d’autre des choanes, la paroi du nasopharynx présente l’ostium des trompes auditives, qui mettent en communication la cavité pharyngienne et l’oreille moyenne. La trompe auditive, aussi appelée trompe d’Eustache, a un rôle d’équilibration des pressions de part et d’autre du tympan. De part et d’autre de l’ostium des trompes auditives, on observe en outre deux tonsilles tubaires, appelées végétations dans le langage courant. Ces dernières peuvent, lorsqu’elles sont hypertrophiées, venir obstruer les trompes auditives et donc bloquer la circulation de l’air et des sécrétions, ce qui constitue un facteur de risque pour les infections de l’oreille moyenne. C’est pour cette raison que l’ablation chirurgicale des tonsilles tubaires est parfois envisagée en cas d’otites à répétition.

Le palais mou renferme des muscles qui forment avec ceux du voile du palais un sphincter qui module le flux d’air passant à ce niveau et joue un rôle crucial dans la phonation. En pathologie, la présence d’une malformation telle qu’une fente labiopalatine (« bec de lièvre ») peut être associée à un défaut de fusion du voile du palais, lequel ne pourra pas jouer correctement son rôle de clapet pour contenir l’air présent dans le nasopharynx. Lors de la phonation, l’air fuit alors dans la cavité nasale, c’est pourquoi ce genre de malformations peut se manifester par une voix nasonnée.

Le segment du pharynx situé immédiatement sous le nasopharynx est appelé l’oropharynx. La paroi de l’oropharynx présente les tonsilles palatines, aussi appelées amygdales en langage courant. Les tonsilles palatines peuvent être le siège de l’inflammation que l’on peut observer en cas d’angine. Enfin, le segment le plus distal du pharynx est appelé le laryngopharynx. Le laryngopharynx se prolonge vers le bas par la filière aérienne en avant, correspondant au larynx, et la filière digestive en arrière, représentée par l’œsophage cervical.

Anatomie fonctionnelle

Sur toute sa hauteur, la paroi du pharynx est armée d’une couche musculaire constituée de différents types de muscles. Certains muscles sont constricteurs du pharynx, c’est-à-dire que leur action est de réduire le diamètre de la cavité pharyngienne, tandis que d’autres sont élévateurs du pharynx. Les muscles constricteurs du pharynx sont au nombre de 3 : supérieur, moyen et inférieur. L’orientation circulaire de leurs fibres permet lorsqu’elles se contractent de réduire le diamètre du pharynx. Les muscles du pharynx permettent la progression du bol alimentaire vers l’œsophage lors de la déglutition, par un phénomène appelé péristaltisme. De plus, leur action combinée à celle du voile du palais joue un rôle de sphincter permettant de moduler la voix. Ces 3 muscles se recouvrent, lorsqu’on déglutit. La première phase de la déglutition implique la racine de la langue, la constriction pharyngée ensuite, puis la bascule de l’épiglotte.

L’œsophage cervical

L’œsophage est un organe digestif situé à la fois dans les régions cervicale et thoracique. Il s’agit d’un conduit musculofibreux qui fait suite au pharynx vers le bas. Son origine est marquée par un rétrécissement appelé la bouche œsophagienne. Dans son trajet cervical, il chemine verticalement en avant de la colonne vertébrale cervicale sur 5 ou 6 centimètres. Il est enveloppé avec la trachée dans la gaine viscérale du cou, accompagné des nerfs laryngés récurrents. Il se continue vers le bas par l’œsophage thoracique.

Le Larynx

Le larynx est un organe cervical appartenant aux voies aériennes supérieures. Situé dans la loge viscérale du cou en position médiane, il chemine en avant de l’œsophage. Le larynx constitue une cavité en continuité avec le pharynx en haut et la trachée en bas. Le larynx a deux fonctions : une fonction ventilatoire qui consiste à transmettre l’air du pharynx à la trachée, et une fonction phonatoire, c’est-à-dire l’émission des sons de la voix. La phonation se fait par la mise en résonance des cordes vocales, qui sont des replis muqueux tendus à l’intérieur de la lumière du larynx. Schématiquement, le larynx peut être conçu comme un tube cartilagineux rigide, à l’intérieur duquel se trouvent plusieurs cartilages mobiles. Les différentes pièces cartilagineuses constituant le larynx sont articulées entre elles par un appareil musculoligamentaire qui permet au larynx d’assurer ses fonctions.

Les cartilages du larynx

Le squelette cartilagineux du larynx est constitué d’une armature extérieure formée par le cartilage thyroïde et le cartilage cricoïde. Les pièces cartilagineuses présentes à l’intérieur de cette armature sont les deux cartilages aryténoïdes, impliqués dans la phonation, et l’épiglotte, dont le rôle est de guider le bol alimentaire vers l’œsophage lors de la déglutition. L’ensemble des pièces cartilagineuses formant le larynx se prolonge vers le bas par la trachée cervicale, constituée par l’empilement des anneaux trachéaux. L’axe laryngotrachéal est orienté en bas et en arrière, initialement superficiel dans la région du cou, il devient profond en rejoignant le thorax. Le caractère superficiel de la partie haute de la trachée offre un accès direct en cas d’obstruction sus-jacente (un corps étranger bloqué dans le larynx par exemple). La mise en place d’un tube dans la trachée (trachéotomie) permet de maintenir une ventilation. L’ensemble laryngotrachéal est suspendu à un petit os appelé l’os hyoïde, qui se situe en avant de l’épiglotte et représente d’ailleurs la limite entre la face et le cou.

Les structures fibreuses du larynx

La cohésion de l’ensemble ostéocartilagineux formé par le larynx et les structures adjacentes est assurée par des structures fibreuses. Il existe tout d’abord plusieurs membranes, dont les noms sont assez explicites puisqu’ils dérivent des structures auxquelles elles s’attachent. On décrit ainsi, du haut vers le bas :

  • La membrane thyro-hyoïdienne
  • La membrane hyo-épiglottique
  • La membrane crico-thyroïdienne
  • La membrane crico-trachéale

L’appareil fibreux du larynx comporte aussi des ligaments. Il existe deux ligaments qui jouent un rôle important dans la phonation :

  • Le ligament vocal
  • Le ligament vestibulaire

Vue laryngoscopique

On distingue trois étages au sein du larynx, bien connus des radiologues et des endoscopistes :

  • Premièrement, l’espace supra-glottique
  • Deuxièmement, l’espace glottique
  • Et enfin, l’espace infra-glottique

En cas de laryngite, l’inflammation entraîne le gonflement de la muqueuse du larynx. Ceci peut avoir pour conséquence de gêner le passage de l’air et se manifester par une dyspnée, mais également modifier la voix par gonflement des cordes vocales, phénomène que l’on appelle une dysphonie.

Comment fonctionne le larynx ?

Le cartilage et les plis vocaux du larynx sont mis en mouvement par les muscles laryngés, que nous ne décrirons pas en détail, mais dont il est nécessaire de comprendre le fonctionnement global.

Ces muscles laryngés ont trois actions :

  • Ouverture/fermeture des cordes vocales : Pour retenir ces deux premières actions des muscles laryngés, souvenez-vous qu’on a la glotte ouverte quand on respire, et la glotte fermée quand on parle.
  • Bascule de l’épiglotte vers l’arrière pour protéger les voies aériennes lors de la déglutition.

Tous les muscles laryngés (sauf le crico-thyroïdien) seront innervés par le nerf laryngé récurrent, autrement appelé nerf laryngé inférieur. Ce nerf permet le mouvement des plis vocaux, et donc la phonation. Ainsi, une atteinte du nerf laryngé inférieur se manifeste par une dysphonie.

Foramen vertébral humain
Vue du foramen vertébral

La glande thyroïde

La thyroïde est la glande endocrine située dans le cou, palpable sous la peau. Elle se place devant l’axe aérien entre les deux muscles sternocléidomastoïdiens. La glande thyroïde produit des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) qui jouent un rôle de stimulant du métabolisme. Elle produit aussi de la thyrocalcitonine qui participe à la régulation du métabolisme osseux, en association avec les glandes parathyroïdes. Outre les dosages biologiques de ces différentes hormones, la thyroïde peut être explorée par la palpation et par échographie qui permettent de détecter des nodules au sein du tissu de cette glande.

Morphologie externe

Sur le plan morphologique, la thyroïde est une petite glande mesurant entre 6 et 8 cm de haut et de large sur 3 cm d’épaisseur, et qui pèse en moyenne 30 g. En pathologie, son volume peut augmenter de façon importante, formant ce que l’on appelle un goitre thyroïdien. La glande thyroïde possède deux lobes réunis par un isthme, prenant globalement une forme de H. Les lobes latéraux remontent à la hauteur des cornes inférieures du cartilage thyroïdien, tandis que leur extrémité inférieure se projette en bas au niveau du 5ème anneau trachéal.

L’isthme thyroïdien est la partie centrale de la thyroïde. Il donne naissance à un prolongement médian, appelé le lobe pyramidal. L’isthme thyroïdien masque partiellement la trachée. Ainsi, afin d’éviter de léser cet isthme, l’abord pour réaliser une trachéotomie se place généralement au-dessus de ce niveau. A la partie postérieure de la thyroïde se place les parathyroïdes (petites glandes régulant le métabolisme phospho-calcique.

En conclusion, la thyroïde est une glande qui peut être explorée par la palpation, l’échographie, l’IRM et le dosage des hormones thyroïdiennes T3 et T4. Une bonne connaissance de son anatomie et de ses rapports permet de comprendre les risques liés aux chirurgies thyroïdiennes, à savoir la dysphonie par atteinte du nerf laryngé inférieur et l’hypocalcémie par hypothyroïdie en cas de lésion des parathyroïdes.

Principales disciplines scientifiques liées à l’anatomie du cou

Les disciplines scientifiques liées à l’anatomie du cou comprennent :

Anatomie

Étude de la structure physique des organes et tissus, y compris les os, les muscles, les vaisseaux sanguins et les nerfs du cou.

Otorhinolaryngologie (ORL)

Spécialité médicale traitant les maladies de l’oreille, du nez et de la gorge.

Endocrinologie

Étude des glandes endocrines et de leurs hormones, incluant la thyroïde et les parathyroïdes situées dans le cou.

Radiologie et imagerie médicale

Utilisation des techniques d’imagerie comme l’IRM et le scanner pour visualiser les structures internes du cou et diagnostiquer les pathologies.

Neurochirurgie

Branche de la chirurgie dédiée au traitement des troubles neurologiques souvent impliquant des interventions sur la moelle épinière cervicale et les nerfs (spinaux) émergeant du cou.

Oncologie

Étude et traitement des cancers, incluant ceux qui affectent les structures du cou comme la thyroïde et les lymphonoeuds.

Angiologie

Étude des vaisseaux sanguins et des pathologies vasculaires, incluant les artères carotides et les veines jugulaires dans le cou.

Établissements de santé à la pointe de l’étude mondiale du cou chez l'être humain

Classée parmi les meilleures universités pour l’étude de l’anatomie et de la physiologie, la Johns Hopkins University dispose de ressources et d’un personnel qualifié afin de mener des recherches de pointe dans ce domaine.

Le Vanderbilt University Medical Center est également reconnu pour ses contributions significatives à la recherche en anatomie, y compris l’anatomie du cou. Le département d’otorhinolaryngologie et de chirurgie de la tête et du cou de Vanderbilt se classe parmi les meilleurs aux États-Unis pour ses recherches financées par les National Institutes of Health (NIH).

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