Les ovaires, piliers du système endocrinien humain et du système reproducteur féminin, assurent un double rôle essentiel : la production des gamètes et la régulation hormonale. Ces glandes, bien que discrètes par leur taille, influencent des processus clés tels que la fertilité, le cycle menstruel, et le développement des caractères sexuels secondaires.
Copyright AKIVI
Cette documentation anatomique a été rédigée par les rédacteurs de l’application AKIVI. Elle a été par la suite validée puis complétée par le Docteur Florian Bernard – neurochirurgien au CHU d’Angers et maître de conférences en anatomie à l’Université d’Angers. L’intégralité de ce document a été certifié par les professeurs d’anatomie français partenaires d’AKIVI.
Documentation actualisée le 24 février 2025
Le terme « ovaire » provient du latin ovarium, dérivé de ovum, signifiant « œuf ». Ce mot illustre parfaitement la fonction principale de cet organe : produire des ovocytes, nécessaires à la reproduction. L’utilisation du terme remonte à l’Antiquité, où la biologie reproductive commençait tout juste à être conceptualisée.
Les ovaires sont des glandes reproductrices féminines, aussi appelées gonades, situées dans le bassin. Elles jouent un rôle essentiel dans la production des gamètes féminins (les ovocytes) et dans la sécrétion d’hormones sexuelles, telles que l’estradiol, la progestérone, et, dans une moindre mesure, les androgènes. Ces hormones orchestrent le cycle menstruel et influencent de nombreux processus physiologiques, notamment la fertilité.
Légende du schéma complétant l’image anatomique des ovaires : 1. Fundus utérin – 2. Corps de l’utérus (recouvert par le péritoine) – 3. Ligament propre de l’ovaire – 4. Isthme de la trompe utérine – 5. Ligament rond de l’utérus (sectionné) – 6. Mésovaire – 7. Mésosalpinx – 8. Ampoule de la trompe utérine – 9. Orifice abdominal de la trompe utérine – 10. Bord libre de l’ovaire – 11. Paroi postérieure du vagin – 12. Col de l’utérus – 13. Corps jaune – 14. Ovaire – 15. Ligament suspenseur de l’ovaire – 16. Fimbriae ovariennes – 17. Ligament large de l’utérus – 18. Bord droit de l’utérus
Les ovaires sont situés dans le petit bassin, de part et d’autre de l’utérus, auxquels ils sont reliés par plusieurs structures ligamentaires. Ils mesurent en moyenne 3 cm de long, 2 cm de large et 1 cm d’épaisseur chez la femme adulte.
• Le ligament suspenseur de l’ovaire : il relie l’ovaire à la paroi pelvienne et contient les vaisseaux ovariens.
• Le ligament propre de l’ovaire : il le connecte à l’utérus.
• Le mésovarium : partie du ligament large qui supporte l’ovaire et permet son attache au péritoine.
La surface des ovaires est recouverte d’un épithélium germinatif qui, contrairement à son nom, ne produit pas directement les gamètes. Sous cet épithélium se trouve une couche de tissu conjonctif dense, appelée l’albuginée.
Les ovaires se divisent en deux régions principales :
• Le cortex ovarien : C’est la zone externe où se développent les follicules ovariens. Les follicules, à différents stades de maturation, abritent chacun un ovocyte. On y trouve également le corps jaune, formé après l’ovulation, et le corps albicans, reliquat cicatriciel d’un follicule non fécondé.
• La médulla ovarienne : Partie interne composée de tissu conjonctif lâche, richement vascularisée et innervée. Elle contient les artères, veines et nerfs ovariens, ainsi que des vaisseaux lymphatiques.
Les ovaires sont en relation étroite avec plusieurs structures :
• L’utérus, auquel ils sont reliés par le ligament propre de l’ovaire.
• Les trompes de Fallope, responsables de la captation de l’ovocyte lors de l’ovulation.
• Le péritoine, formant la fosse ovarienne qui abrite l’ovaire dans la cavité pelvienne.
L’épithélium germinatif qui recouvre l’ovaire est constitué d’un épithélium simple cubique. Cette couche est souvent le site d’origine de nombreux cancers ovariens, ce qui en fait une région d’intérêt particulier en médecine.
Le cortex contient :
Le stroma ovarien : un tissu conjonctif dense riche en fibroblastes.
Les follicules ovariens : Ces structures évoluent au fil du cycle menstruel :
• Follicules primordiaux : immatures, présents dès la naissance.
• Follicules primaires et secondaires : en développement sous l’effet de la FSH.
• Follicules antraux : contenant une cavité remplie de liquide, l’antrum.
• Follicule dominant : prêt pour l’ovulation.
Après l’ovulation, le follicule éclaté se transforme en corps jaune, responsable de la production de progestérone.
La médulla est composée de tissu conjonctif lâche. Elle contient les principaux réseaux vasculaires et lymphatiques, ainsi que les nerfs autonomes qui innervent l’ovaire.
Extrait du cours d'anatomie sur les ovaires disponible en intégralité sur AKIVI
• Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : Déséquilibre hormonal entraînant des cycles anovulatoires.
• Insuffisance ovarienne prématurée : Déclin précoce de la fonction ovarienne.
Tumeurs bénignes : Kystes fonctionnels, tératomes.
Tumeurs malignes : Cancers épithéliaux, stromaux ou germinatifs.
• Imagerie : Échographie pelvienne, IRM.
• Biopsie ovarienne : Permet un diagnostic histologique précis.
• Dosages hormonaux : Évaluent la fonction ovarienne.
Hippocrate avait décrit pour la première fois des organes féminins qu’il considérait comme des « testicules inversés ». Ce n’est qu’au XVIIe siècle que Reinier de Graaf identifia les follicules qui portent aujourd’hui son nom. Ces découvertes ont profondément influencé notre compréhension moderne de la reproduction.
Tutoriel sur les cours d'anatomie de l'application AKIVI
Découvrez les 8 autres glandes et organe constituant le système endocrinien de l’homme et de la femme :
Une altération des fonctions du pancréas peut conduire à des pathologies graves telles que le diabète sucré, la pancréatite ou le cancer du pancréas.
Par la sécrétion de l’ADH et de l’ocytocine via la neurohypophyse, l’hypophyse joue un rôle clé dans l’équilibre hydrique et les contractions utérines.
Les glandes parathyroïdes sont principalement vascularisées par les artères thyroïdiennes inférieures, assurant un apport sanguin constant pour leur régulation hormonale.
Avec l’âge, la glande pinéale a tendance à se calcifier, formant des dépôts appelés corpora arenacea, visibles en imagerie médicale.
Une dysfonction des glandes surrénales peut entraîner des pathologies telles que la maladie d’Addison (insuffisance surrénalienne) ou le syndrome de Cushing (excès de cortisol).
L’hypothalamus ajuste en permanence la balance énergétique en régulant la prise alimentaire et le métabolisme.
La descente des testicules dans le scrotum durant la vie fœtale est essentielle pour maintenir une température optimale à la spermatogenèse.
Une hypo ou hyperfonction de la thyroïde peut entraîner des pathologies comme l’hypothyroïdie, l’hyperthyroïdie, le goitre ou la maladie de Basedow.
AKIVI propose des milliers de vidéos, images, QCM, dissections 3D et cas cliniques pour apprendre l’anatomie où que vous soyez.
Téléchargez notre application sur votre smartphone ! Une adresse mail et un mot de passe suffisent pour créer votre compte « Freemium » et ainsi utiliser gratuitement AKIVI sur mobile, tablette ou ordinateur.
AKIVI propose des milliers de vidéos, images, QCM, dissections 3D et cas cliniques pour apprendre l’anatomie où que vous soyez.
Téléchargez notre application sur votre smartphone ! Une adresse mail et un mot de passe suffisent pour créer votre compte « Freemium » et ainsi utiliser gratuitement AKIVI sur mobile, tablette ou ordinateur. »