Les glandes surrénales, éléments du système endocrinien humain, jouent un rôle fondamental dans la régulation hormonale et la réponse au stress. Situées au-dessus des reins, elles orchestrent une multitude de processus physiologiques, de la gestion des métabolismes au maintien de l’équilibre hydro-électrolytique. Leur structure complexe et leur double fonction, intégrant le cortex et la médulla, en font un sujet d’étude incontournable pour les professionnels de la santé.
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Cette documentation anatomique a été rédigée par les rédacteurs de l’application AKIVI. Elle a été par la suite validée puis complétée par le Docteur Florian Bernard – neurochirurgien au CHU d’Angers et maître de conférences en anatomie à l’Université d’Angers. L’intégralité de ce document a été certifié par les professeurs d’anatomie français partenaires d’AKIVI.
Documentation actualisée le 24 février 2025
Le terme « surrénales » dérive du latin supra renes, signifiant « au-dessus des reins », décrivant avec précision leur localisation anatomique. Cette désignation remonte à la nomenclature anatomique classique qui associait les structures corporelles à leur position relative dans l’organisme.
Les glandes surrénales sont classées parmi les glandes endocrines vitales. Chaque glande est divisée en deux parties fonctionnellement distinctes : le cortex, responsable de la production de corticostéroïdes, et la médulla, spécialisée dans la synthèse des catécholamines. Elles assurent une régulation fine de l’homéostasie et des réponses au stress.
Légende du schéma complétant la coupe anatomique des glandes surrénales : 1. Diaphragme – 2. Veine cave inférieure – 3. Glande surrénale droite – 4. Pointe supérieure : Tronc cœliaque. Pointe inférieure : Plexus cœliaque – 5. Rein droit – 6. Veine rénale droite – 7. Lame postérieure du fascia rénal – 8. Graisse péri-rénale – 9. Capsule adipeuse du rein – 10. Artère et veine testiculaires droites – 11. Nœuds lymphatiques lombaires – 12. Graisse rétropéritonéale dans la fosse iliaque – 13. Artère iliaque commune – 14. Uretère – 15. Côlon sigmoïde (coupé) – 16. Œsophage (émergeant par le hiatus œsophagien) – 17. Pilier droit du diaphragme – 18. Artère phrénique inférieure – 19. Pointe supérieure : Glande surrénale gauche. Pointe inférieure : Veine surrénalienne gauche – 20. Pointe supérieure : Artère mésentérique supérieure. Pointe inférieure : Artère rénale gauche – 21. Rein gauche – 22. Pointe supérieure : Veine rénale gauche. Pointe inférieure : Veine testiculaire gauche – 23. Aorte abdominale – 24. Capsule adipeuse – 25. Plexus aortique – 26. Pointe supérieure : Lame postérieure du fascia rénal. Pointe inférieure : Ganglion mésentérique inférieur – 27. Artère mésentérique inférieure – 28. Bifurcation de l’aorte abdominale – 29. Artère et veine testiculaires gauches – 30. Uretère – 31. Muscle psoas majeur (recouvert de fascia) – 32. Bord coupé du péritoine à la limite de la zone disséquée – 33. Cavité pelvienne
Les glandes surrénales sont situées de manière rétropéritonéale, au pôle supérieur de chaque rein. Elles sont enveloppées d’une capsule fibreuse qui les isole des structures environnantes. Leur aspect triangulaire à droite et semi-lunaire à gauche reflète une asymétrie anatomique caractéristique.
• Les glandes surrénales entretiennent des rapports étroits avec plusieurs structures importantes :
• Reins : Elles sont positionnées directement au-dessus des pôles rénaux.
• Diaphragme : En contact avec la face postérieure.
• Vaisseaux majeurs : Les glandes surrénales sont irriguées par les artères surrénaliennes supérieure, moyenne et inférieure et drainées par les veines surrénaliennes.
• Vascularisation : Elle est assurée par les artères surrénaliennes supérieure (issue de l’artère phrénique inférieure), moyenne (directement de l’aorte abdominale) et inférieure (provenant de l’artère rénale). La veine surrénalienne droite se jette dans la veine cave inférieure, tandis que la gauche rejoint la veine rénale.
• Innervation : l’innervation des glandes surrénales se compose principalement de fibres sympathiques provenant des ganglions paravertébraux, influençant directement la médulla.
Le cortex se divise en trois zones distinctes :
• Zone glomérulée (zona glomerulosa) responsable de la synthèse des minéralocorticoïdes, principalement l’aldostérone.
• Zone fasciculée (zona fasciculata) produit les glucocorticoïdes, dont le cortisol, régulant le métabolisme énergétique et la réponse au stress.
• Zone réticulée (zona reticularis) synthétise les androgènes, précurseurs des hormones sexuelles.
La médulla, composée de chromaffinocytes, est spécialisée dans la production de catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Ces hormones sont libérées en réponse au stress aigu, modulant la fréquence cardiaque et la pression artérielle.
Les capillaires sinusoïdes du cortex et de la médulla assurent une diffusion rapide des hormones dans la circulation systémique, garantissant une réponse efficace aux stimuli physiologiques.
• Les Glucocorticoïdes (cortisol) régulent la glycémie, le métabolisme lipidique et protidique et possèdent des effets anti-inflammatoires.
• Les Minéralocorticoïdes (aldostérone) contrôlent l’équilibre hydro-électrolytique en agissant sur la réabsorption de sodium et l’excrétion de potassium au niveau rénal.
• Les Androgènes contribuent au développement des caractères sexuels secondaires.
Adrénaline et noradrénaline préparent l’organisme à une réponse « fight or flight » en augmentant la fréquence cardiaque, la pression artérielle et le débit sanguin vers les muscles.
L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) régule la sécrétion de cortisol via l’ACTH. Les niveaux de ces hormones s’adaptent aux rythmes circadiens et aux besoins physiologiques.
Les glandes surrénales dérivent de deux origines distinctes :
• Le Cortex formé à partir du mésoderme.
• La Médulla issue des cellules de la crête neurale, conférant sa capacité neuroendocrine.
Chez les vertébrés, les glandes surrénales remplissent des fonctions similaires, bien que leur organisation morphologique varie selon les espèces. Cette adaptation témoigne de leur rôle crucial dans la survie.
• Hyperplasie congénitale des surrénales : défaut enzymatique perturbant la synthèse hormonale.
• Syndrome de Cushing : excès de cortisol provoquant une obésité faciale et abdominale.
• Maladie d’Addison : insuffisance surrénalienne chronique entraînant une fatigue et une hypotension.
Adénomes : tumeurs bénignes souvent asymptomatiques.
Phéochromocytomes : tumeurs médullaires sécrétant des catécholamines en excès.
• Imagerie médicale avec scanner, IRM et scintigraphie.
• Dosages hormonaux : évaluation des niveaux de cortisol, aldostérone et catécholamines.
• Chirurgie mini-invasive : techniques laparoscopiques pour traiter les tumeurs surrénaliennes.
• Thérapies personnalisées : basées sur l’analyse des profils hormonaux individuels.
• Recherche génétique : identification des mutations liées aux troubles surrénaliens.
Les glandes surrénales ont suscité l’intérêt dès le XIXe siècle. Thomas Addison fut le premier à décrire leur rôle tandis que Harvey Cushing apporta une compréhension approfondie des syndromes hypercorticaux. Ces découvertes ont jeté les bases de l’endocrinologie moderne.
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Les 8 autres glandes et organe constituant le système endocrinien de l’homme et de la femme :
Le pancréas est un organe abdominal allongé, situé en profondeur entre l’estomac et la colonne vertébrale, jouant un rôle important dans la digestion et la régulation glycémique.
La glande thyroïde est une glande endocrine en forme de papillon située à la face antérieure du cou, de part et d’autre de la trachée.
Les glandes parathyroïdes sont de petites structures endocrines, généralement au nombre de quatre, situées à la face postérieure de la thyroïde.
La glande pinéale ou épiphyse est une petite structure endocrine située au centre du cerveau, entre les deux hémisphères, à proximité du toit du troisième ventricule.
L’hypophyse, ou glande pituitaire, est une structure endocrine essentielle située à la base du cerveau, logée dans la selle turcique de l’os sphénoïde.
L’hypothalamus est une structure clé du cerveau jouant un rôle central dans la régulation des fonctions autonomes, endocriniennes et comportementales.
Les testicules sont les glandes sexuelles masculines, situées dans le scrotum, où ils assurent la production de spermatozoïdes et la sécrétion de testostérone.
Les ovaires sont les glandes sexuelles féminines, situées de part et d’autre de l’utérus, dans la cavité pelvienne, et jouent un rôle clé dans la reproduction et la régulation hormonale.
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